Un petit volant star

L'habitacle est tout aussi novateur que la robe extérieure et il faut connaître la 207 sur le bout des doigts pour reconnaître les rares pièces communes (boutons de commande de lève vitre, frein à main, boitier de régulateur...).
On retrouve aussi le dessin en V de la console centrale mais avec des plastiques plus fins et qualitatifs à l'image des garnitures de portes. Le pari réussi est d'avoir « poussé les murs » sans perdre en qualité perçue. Notre version disposait de sièges sport accessibles au 3ème niveau de finition et à l'excellent maintien. Avec des dossiers globalement plus fins que sur la 207, la 208 propose 5 cm de plus en espace aux jambes à l’arrière. Le coffre y a aussi gagné, plaçant la 208 parmi le haut du classement, avec 30 litres supplémentaire soit 311 litres en tout.

Mais ce qui a fait et fait encore couler beaucoup d'encre, c'est ce poste de conduite. Même s'il est clair qu'une remise en question personnelle est nécessaire, la formule prend bien. Il faut s’efforcer d’être plus en hauteur et ne pas hésiter à tirer au maximum le volant vers soi pour éviter les contacts avec les genoux. Ainsi on a effectivement une vue plongeante, à la fois sur la route et sur le bloc compteur baptisé « tête haute », qui n'a jamais aussi bien porté son nom...

Et ce petit volant alors ? C'est simple on adore. Sans avoir rien changé dans les réglages de train avant, la petite taille de ce cerceau, plus ovale que rond, leurre nos sensations en donnant cette impression de gagner en sensibilité, en précision. Les mains sont collées à 09h15 (la jante s’épaissit à cet endroit) et on ne les bougent plus ou peu, un peu comme un kart.

L'autre attraction de l’habitacle est l'écran tactile de 7 pouces, de série dès le second niveau de finition. Véritable cerveau central, il permet de gérer la téléphonie ou tout média nomade via USB ou Bluetooth (le streaming est pris en charge). Un système très complet même si on lui voudrait un peu plus de clarté dans l'arborescence des menus. Comptez 490 euros pour y ajouter la navigation (Europe). Peugeot inaugure en outre le Connect Apps qui, à l'image de Toyota dans sa Yaris, propose tout un tas d'applications aidant au voyage : météo, info-trafic, annuaire... Comptez tout de même 350 euros la première année, puis 150 euros les années suivantes. Le service est toutefois utilisable sans supplément de tarifs dans 17 pays d'Europe.